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Balade en Pays d'Ariége

Samedi 31 octobre 2020: saison 2 du confinement avec tolérance de déplacements jusqu'à dimanche. Je reviens de vacances de la Toussaint... C'est l'occasion de prendre l'air dans les vallées ariégeoises. Le soleil illumine le trajet. En dehors des conséquences de ce virus, cette balade se place sous le signe de la splendeur. Toutes les conditions sont réunies pour quelque chose d'exceptionnelle. 

Table d'orientation de la Tour Laffont (1375m) District du canton de Massat
 
A 8h00, ce dernier jour d'Octobre de cette année si particulière, je mets en route. 

Itinéraire suivi : 
 


Pour situer le décor, cette journée de promenade à moto, depuis Toulouse, traverse trois pays ariégeois sur les quatre existants. D'abord le Couserans, puis ce sera le Pays de Foix et, pour finir, les Portes de l'Ariège que recouvre le Pays d'Olmes et le Pays Cathares. La Haute Ariège ne fait pas partie du programme du jour. 
 
Le piémont, avec ses douces collines, ses prairies fraîchement labourées en cette saison, ouvre les portes du Couserans. En toile de fond, les hauts sommets se détachent dans la brume matinale. Le soleil monte doucement pour inonder et réchauffer ce trajet. Le décor est bien là, somptueux, offert. La fraîcheur matinale s'oublie, aisément, devant un tel spectacle. 
Le Volvestre marque, à la fois, l'abandon de la haute-Garonne (Rieux-Volvestre) et l'entrée en Ariège (Ste Croix-Volvestre), dans Le Pays du Couserans comme écrit plus haut. Celui-ci couvre un tiers du département. La particularité de l’ambiance générale se confirme: peu ou pas de population à l’extérieur. Ou, peut-être, s’agit-il simplement de l’heure un peu matinale de ce samedi? Je ne saurais le dire. Il est 8h45 quand j’entre dans Montesquieu-Volvestre (encore en Haute-Garonne, donc!). 

L'entrée dans le Volvestre


Le nombre de véhicules sur la petite portion d’autoroute que je viens de prendre de Seyssses à Carbonne était « standard ». A présent, le compte goutte devient la règle. Je rejoins la petite route amenant à Lahitère (un peu après Ste Croix-Volvestre) avant de retrouver le Volp peu-avant Mérigon. Je passe Montardit et son incroyable Chapelle de Notre Dame de Lagoutte (voir ici). Puis j'entre dans le Saint-Gironnais et bascule dans le Haut-Couserans. Castillon-en-Couserans m'ouvre la merveilleuse vallée de Bethmale. 
 
Montée à Bethmale





La pépite du coin, outre le fromage du même nom, c’est bien sûr, l’étang de Bethmale. Je m’y arrête vers 10h00. L'endroit, toujours aussi magique, se réveille doucement. Magique, oui! Peut-être même plus, aujourd'hui, avec ses couleurs dorées... Non!! Pas plus. C'est différent et tout aussi somptueux (voir ici pour les couleurs d'été). La nécessité de profiter au maximum fait loi, aujourd'hui particulièrement avec cette épée de Damoclès du confinement saison 2. Alors, j’y plonge, intensément.



Oublier les virus! Oublier les soucis quotidiens! Oublier les problèmes du bureau! Oublier tout ? Non. Pas Léon, mon chat noir qui va mal. Là, à cet instant, je sais que ma chérie me demanderait de penser à lui, à l’univers... Et justement, c’est le moment. Je respire.... Pleinement. 

Si je découpe ce panoramique, en m'approchant un peu, cela donne quelque chose comme cela, de gauche à droite : 






Incroyable non ? Je ne m'en lasse pas. L'endroit est désert. Ah! Pas tout à fait! Je vois deux personnes sur la rive, en face. Il y a, d'ailleurs, deux voitures garées au pied de la seule maison à proximité. Sans doute des veinards ayant loué ce gîte de l'ONF pour le week-end ou la semaine passée. Je finis par revenir sur mes pas afin de retrouver ma moto. Il faut bien que je reparte. Je suis juste au début de ma balade.
 
La vallée de Bethmale vu d'en haut, au col de Lacore, côté Ouest, cela donne ça : 


 
Pour ce même col, le côté Est n'est pas en reste. C'est, par contre, la vallée d'Esbintz maintenant et le village de Sentenac d'Oust, un peu plus bas. Le mont Vallier n'est pas bien loin. L'intégralité du Couserans fait partie du parc naturel des Pyrénées ariégeoises. Indéniablement, le territoire est préservé et authentique. Je suis bien loin du tumulte de la ville et des considérations actuelles. La qualification d'exceptionnelle que j'attribuais à cette balade, au début de ce billet, prends ici tout son sens.





Je passe maintenant dans le Haut-Salat, bien que toujours dans le Haut-Couserans. Vous suivez ? Une carte du Couserans pourrait éclairer peut-être ? 




La D17 m'amène au village de Seix. Comme les autres, il est assez désert. Tous les bars et restaurants sont, bien sûr, fermés. J'aurais dû penser à prendre de quoi faire un café. Quelques commerces de bouche sont ouverts. Je croise, en tout et pour tout, une dizaine de personnes, toutes masquées au demeurant. Je m'attendais à plus de rébellion dans cette Ariège... La peur impalpable de ce virus semble aussi être arrivée ici. 




Je continue ma route vers le Massatois. Il est bientôt midi. Il est temps pour moi de trouver un endroit pour me poser. Evidement, je ne cherche pas de restaurant. Tout est bouclé, en France, depuis vendredi... Mon repas se balade dans la valise droite depuis le départ. Mon lieu de pause se situe au col de Peguere, juste à la jonction de la D17 et de la D72. Parfaitement isolé, à l'abri de tout contact social, dans cet endroit idéalement ventilé, je profite d'un soleil radieux. 






Quelle météo!!! Je reprends la route et bascule dans le Pays de Foix. Foix, c'est la préfecture du département. La campagne est superbe. Les villages, que je traverse pour la première fois, sont vraiment dans un environnement bucolique, pittoresque, charmant bien qu'ils soient isolés. Malgré le ciel bleu, je sens que le climat peut devenir rude. Cette rudesse, celle-là même, qui forge les caractères des autochtones... Et que les Toulousains s'amusent à citer quand on décide d'être un brin têtu. Les Ariégeois doivent bien avoir quelque chose à l'encontre des toulousains. Il faudra que je me renseigne... 





J'entre dans Foix par la D21 et Cadirac. Je tombe directement, au détour d'un virage, sur le château. Les trois tours se dressent, majestueuses, sur le roc en faisant les fondations. Je n'avais pas le souvenir d'un château aussi "propre". Mes visites précédentes m'avaient laissé le souvenir de pierres bien plus encrassées de la pollution de la vallée. Là, je le trouve superbe. Il doit être fraichement restauré. 
Effectivement, cela a été fait pour le passage du tour de France en 2019. Neuf mois de travaux à priori.




J'entame la dernière partie de cette balade. En quittant Foix, j'entre dans les portes de l'Ariège et le Pays Cathare. Je quitte doucement l'environnement minéral. Les sommets s'éloignent derrière moi jusqu'à disparaître. La végétation change. Le soleil chauffe de plus en plus. Difficile à croire que nous sommes le 31 octobre. D'abord Lavelanet, puis Mirepoix avant de rejoindre la Haute-Garonne et la route du retour à la maison. 



Vraiment exceptionnelle, cette virée motarde ariégeoise, surtout ne sachant pas quand une nouvelle aura lieu... 

En espérant que la lecture, après ces deux semaines de re-confinement, vous amènera un peu de baume au coeur, chers lecteurs.  

A Léon, 
Mon pote à l'allure de panthère miniature 
à sa douceur affectueuse. 
Pour son éternité à l'ombre du bouleau 
et des ailes du Buddleja davidii.


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