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Corse et Sardaigne (6) : C'était la Sardaigne

"D’abord, il a vu les images, les couleurs, puis il a entendu les sons.
C’était le bleu de la mer.
Le parfum du genévrier dans le vent.
Le feu dans le ciel. 
Il portait en soi cette terre. 
Elle avait grandi jour après jour.
Et, quand il l’avait quitté.
Il avait gardé un morceau de son âme. 
C’était la Sardaigne."








Auteur inconnu de moi, vers chopés sur le tableau du restaurant « Sapore Di Mare » à Arbatax. Juste avant d'arriver à mon étape du 15/09 : Santa Maria de Navarese. Un charmant village et une belle plage.
Itinéraire suivi :


15/09 : il est des jours ou cela ne va pas comme on veut... J'aurais dû me douter que, lorsque le GPS m'a fait passer sur un chemin non bitumé, il y avait anguille sous roche. Je voulais suivre la côte jusqu'à Villasimius pour vérifier les dires de ma fille Natacha (c'est le coin qu'elle a préféré quand elle était ici en aout) mais j'ai oublié de retirer trois points GPS de ma route d'hier... Etourdi par ce chemin et complètement enthousiaste, je n'ai pas fait attention. Lorsque je me suis rendu compte que le paysage était le même qu'hier, j'étais déjà bien avancé. Qu'à cela ne tienne, demi-tour, et je reviens sur mes pas, mais là, je rate la route que je voulais prendre... Bon, je finis quand même par y arriver. C'est pas mal effectivement.







La partie qui suit, longe la côte, mais plutôt sur l'intérieur. Faut dire qu'il y a de belles montagnes dans le coin. J'arrive à Tortoli. J'ai bien envie de manger au bord de la mer. Je bifurque pour rejoindre une plage et trouver quelque chose. Je m'arrête dans un restaurant, mais je fuis au bout de quelques minutes. Cela ne me convient pas du tout. Ambiance pas agréable. Serveurs atones. Il est 13h30, je poursuis vers Barbatax et trouve mon bonheur, mais sans voir la mer depuis le restaurant. Le repas terminé, je vais quand même voir le bout du port. 





A 15h00, je reprends la route pour quelques kilomètres. Je suis presque arrivé. Santa Maria de Navarese : le village est charmant. La plage est à quelques minutes à pied de l'hôtel. J'en profite pleinement.








Le soir venu, je vais dans le restaurant vu lors de ma sortie plage.  J’y suis à 20h15, il y a déjà pas mal de monde. Visiblement, c’est l’endroit couru. A 21h00 c’est l’affluence. Faut dire, que lorsque j’ai vu cette terrasse, je me suis dit « ce soir, je vais là ». Et je ne dois pas être le seul sensible, à ce genre d’harmonie. 




16/09 : je crois que nous sommes un dimanche, mais je n'en suis pas sûr. Faudra que je vérifie ce soir. Il est des jours ou tout va bien et tu le sais, dès la première minute. J'ai passé une très bonne nuit. Ce matin, le petit-déjeuner est parfait. Des croissants qui ressemblent à des croissants, de la bonne charcuterie. Ça commence bien. Juste après le départ, je vais à Pedra Longa pour voir Santa Maria d'un peu plus haut. Et là, tu sais que ta journée va être parfaite, car tu te prends dans la tronche un truc beau. Voyez plutôt.





Quelques minutes contemplatives plus tard, je m'en vais le tour du rocher qu'on voit juste au-dessus de l'hôtel. Au départ, la route grimpe sacrément. Met des gazs, petit, sinon tu vas te vautrer. Puis direction Baunei. Les paysages sont magnifiques. Je suis juste à côté de la mer et la montagne est majestueuse. La route est idéale. Il fait encore un peu frais et les virages s'enchaînent pendant plus de deux heures. En effet, je m'arrête souvent pour prendre des photos tellement c'est beau et puis, je roule pépère pour profiter.



















Arrivé juste avant Dorgali il est 10h30. Et si j'allais prendre un café au bord de la mer ? Je bifurque vers Cala Gonone et descends vers le port. Maintenant Orosei puis je récupère la petite SP3 qui m'emmène à La Caletta. Je longe la mer un bon bout de temps. Olbia approche. Si je veux déjeuner dans un coin sympa, c'est maintenant. Il est des jours où tout va vraiment bien. J'ai l'idée de partir vers la mer juste après Villaggio Nuragheddu. Une toute petite route m'emmène vers Lu Impostu. Et je tombe sur ça :




Juste à côté, il y a le restaurant du même nom. Je déjeune là. Une petite salade de tomates et une marinade de poulpe délicieuse. Et, puis, il y a cette vue, incroyable, depuis ma table.





1h30 plut tard, je repars vers ma destination finale. Mais je dois d'abord passer Olbia. J'entre en "Galure" ou le chêne-liège est roi. Comme dans beaucoup d'endroits en Sardaigne, d'ailleurs. C’est aussi la région vinicole du vin « Vermentino » le vin blanc sarde. 







A 16h00 j'ai ma chambre pour les 2 nuits à venir dans un endroit retiré de tout. A 16h30 je trempe dans la piscine et apprécie. C'est là :




Maintenant que je suis dans la montagne, je teste la cuisine de Gallure et la viande. Ce soir agneau aux olives. Depuis que j’ai quitté Cagliari, le vin au verre est perdu. Mais, ce soir, comme je suis là deux nuits, je profite et me prends une bouteille d’un délicieux vin rouge de Sardaigne : Grotta rossa fait à la Cantina di santadi. Un truc que je n’ai jamais vu ailleurs qu’ici: dans les toilettes des hôtels ou restaurants (à la campagne en général) pas de verrou aux portes... Si c’est ouvert, tu y vas, sinon tu attends. La première fois, cela surprend. Mais cela donne aussi le degré de confiance accordé. Ce qui explique que j’ai toujours laissé tout le matos sur la moto sans aucun souci.

17/09 : Quelle bonne nuit j'ai passée. Pas besoin de la climatisation et grasse matinée jusqu'à 8h00. Incroyable... Au programme, d'abord la découverte du sommet voisin : le pic de Monte Limbara. J'arrive à 10h00. La vue est un peu bouchée, mais ça reste correcte. La montée a été rude. Des lacets à n'en plus finir. Dommage que la forêt d'antennes soit juste au sommet. C'est d'ailleurs, pour partie, une zone militaire.





Lors de la descente (par la même route), je flâne une bonne heure en allant visiter la chapelle (Chiesa de la Madona de la Neve) et en m'autorisant quelques chemins. A 11h00, la vue se bouche davantage. La pluie, prévue pour 13h00, devrait, à mon avis, arriver avant. 









Juste un peu plus loin, pendant la descente, j'avise un truc qui ressemble à un promontoire. Je pose la moto et y vais à pied. La cheminée, de la bâtisse voisine fume, donc il y a du monde. Je vois un homme dans la sorte de tour.

- Puis-je monter ?
- Oui, bien sûr, venez faire des photos.
- Merci monsieur.

L'endroit est idéal pour la vue.













Après discussion, je comprends qu'il s'agit d'une tour de guet pour les feux de forêts de la région. Et, en effet, ils voient loin. Ces personnes doivent appartenir à quelque chose du genre "eaux et forêts" chez nous. Au terme de la descente, je pars vers la gauche et quelques kilomètres plus loin, je tombe sur une fontaine. A nouveau, j'en profite pour faire le plein des bidons. L'eau est délicieuse. Comme à chaque fois, plein de Sardes sont là pour remplir leurs jerricans et autres bonbonnes. Cette fois, ils ont droit à un spectacle hors du commun. Je me désape pour mettre les doublures pluies avant qu'elle n'arrive.  Et quelques minutes plus tard, une fois terminé, l'orage éclate.

Je continue ma route par le lac de Coghinas dont je fais le tour et rejoins les éoliennes qu'on voit depuis le pic de Limbara. Bref, je suis de l'autre côté de la montagne. Le GPS me fait prendre une toute petite route charmante et très bien entretenue. Il est 13h20 et je me rends vite compte que je ne vais rien trouver pour déjeuner dans le coin avant un moment. Je décide de me poser sur la route en question et sort mon réchaud.









Puis ce sera le côté granitique de la Sardaigne avec les villages de Calanganius, Tempio Pausania et le superbe village dAggius où je tourne un moment afin de passer par la "Valle de la Luna". 









18/09 : dernière route sarde. Demain, il faudra que je rectifie ma conduite. J’ai vite adopté la méthode sarde. Les limites de vitesses sont là pour couvrir les autorités, tout le monde s’en tape le coquillart. Les lignes blanches sont là pour donner le milieu de la chaussée et si tu peux doubler, tu doubles. Tout dépend de ton véhicule, de sa taille et du niveau de circulation. Bref, tu t’adaptes aux conditions et aux contextes. Je rejoins Cugnana pour longer la côte et arrive à Portisco. 






J’entre sur la « Costa Smeralda ». Très vite, je me rends compte que je suis dans une autre Sardaigne. Il suffit de voir les yachts à l’ancre, les maisons alentours et l’entretien des espaces verts et des bâtiments officiels. Ici, rien n’est délabré. Les fiats panda de tous âges et les fiats 500 laissent place à d’autres véhicules, comment dire... Plus voyants, et d’un niveau de prix bien différents. Les golfs pas très présent jusqu’alors, fleurissent à chaque coin de criques. Bref, je suis du côté riche de la Sardaigne. Les petites plages, superbes, s’enchaînent. 








Et j’arrive à Capo d’Orso et ses rochers spécifiques. Dessinés par les vents et les intempéries diverses depuis des millénaires. 








Magique, non ? Je repars vers Palau, cette fois. Au sommet de cette route, un grand parking et une large esplanade permettent l’accès à une vue magnifique de la côte. 






Le tonnerre gronde depuis quelques minutes et quelques gouttes tombent. Il est 13h00, je file trouver un restaurant à Palau. Le soleil revient une heure plus tard. Il me reste une heure pour rejoindre Santa Teresa et profiter de la plus belle plage d’Italie, au dire de l’hôtelier, qui m’accueille de manière très bienveillante.  Effectivement, la plage de « Reina Bianca » est très agréable, sable blanc, eau limpide. 









Je passe ma dernière soirée en Sardaigne. Demain, retour en Corse par le bateau de 10h00. Enfin, si tout va bien... Parait qu’on sait quand on part en Sardaigne, mais on ne sait jamais quand on va revenir, d’après ma dernière discussion à Bonifacio. 

Au final, ma couverture de la Sardaigne est la suivante :


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