Le Blog

A la découverte des sierras andalouses - partie 5 (le jour ou tout à changé)

Déjà ce matin, j'ai eu du mal à me réveiller. Puis la première piste est arrivée. Extra large, sur du plat, en fond de vallée, mélange de terre dure et cailoux, alors je me suis laissé allé, sans craintes. Meme eu l'audace de faire des excès de vitesse, 50 km/h au lieu des 20 autorisés.





Quel plaisir. Cela fonctionne bien. Regard loin, gestion du poid sur les cales pieds, petit dérapage. Traversée de la Sierra del venta, de la sierra las estancia. Je me régale sur les pistes. Tout va bien. Le changement est en route...


J'ai besoin de remplir mon réservoir mais la station indiquée sur le road book à "La Alfoquia"est désaffectée. Pas de bol. Mais j'ai encore le temps.




Je me retrouve bloqué par une barrière a un des points du road book. D'autres pistes sont présentes mais je n'ai pas envie de jouer les ouvreurs compte tenu de ma configuration char d'assaut. Comme mon réservoir attend toujours du combustible je décide de rebrousser chemin et prends la route passant par Lubrin en espérant bien trouver une station service.



Au fil des kilomètres je finis par arrivé à Uleila Del Campo, au pied d'un col, dont l'altitude se situe a 1042 m. Il est superbe à gravir. Arrivé de l'autre coté je continue la route au lieu de prendre la piste permettant de passer en haut de la montagne. Je n'ai toujours pas trouvé de station service.


J'en ai assez pour finir la partie prévue aujourd'hui mais il m'en faut impérativement pour demain. Je joue donc la prudence. La route me fait contourner par la base de la montagne. Je passe une carrière de marbre et rejoint le village de "Alcudia de Monteagud". Je finis par trouver une station peu après Tahal. Juste à l'endroit ou la piste que je n'ai pas voulu faire arrive... Les paysages commencent à changer (eux aussi), je suis pas mal monté depuis mon retour au tout terrain. Je suis dans la sierra de Filabre. Les étendues désertiques laissent place à des forets de pins.





Je suis une piste large, gravillonée mais il y a, semble t'il, comme de la tole ondulée. Si je roule en dessous de 10 km/h ça va mais je me traine. Entre 10 et 40 km/h, la moto et moi sommes secoués fortement, au delà de 40 km/h ça va mieux... Je fais donc les montées a 40 km/h et les descentes en dessous de 10 km/h.  Puis ça revient à de la terre.



Je dois etre beaucoup monté car la température est maintenant proche des 21 degrés à 15h00 et j'endure bien ma veste... Je croise un troupeau de chèvres. Ce sont les seuls etres vivants que j'ai vu, jusqu'a présent, sur les pistes empruntées (en dehors d'un lapin croisé hier et de 4 ouvriers dans les vergers traversés).



J'arrive en haut du col de Velefique. En effet, je suis bien monté puisqu'il culmine à 1860 m. Les paysages sont splendides. Velefique est mon étape de ce soir.


Je prends donc la route pour y descendre et trouver un lieu pour dormir. La descente du col est ennivrante de virages. J'y vais quand meme prudemment car mes pneus sont toujours sous gonflés pour la route.



Arrivé à Velefique, je tourne et n'y croise personne et aucune indication des casa rural que j'avais repérées. Je trouve enfin quelque chose en arrivant à Tabernas. Mais ce n'est pas la meme ambiance que prédemment. Je ne m'y plait pas... Bien que l'hostal ou je me trouve soit charmant autant que la personne qui s'en occupe. Cette petite galère de fin d'étape est aussi un changement. 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Carnet de voyages Designed by Sylvain BAZIN and inspired by Templateism | Blogger Templates Copyright © 2019