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Corse et Sardaigne (8) : C'est la fin

Oui, c’est la fin. Après 26 jours de pérégrinations diverses et variées. Il est temps de rentrer. Quelques mots de Sylvain Tesson me reviennent pour ce dernier billet.

"Pourquoi avions nous pris la route ? Nous étions de gentils garçons, et bien élevés avec cela. Nous avions fait du latin, pris des leçons de piano. Rien ne nous prédisposait à enfourcher des motocyclettes, la main droite sur la poignée des gazs. Certes, on avait entendu dans notre enfance qu'il fallait "empoigner son destin"... Nous décampâmes. Nous partîmes vers les horizons, avec une fièvre dont nous pensions que l'accumulation de kilomètres serait l'antidote... Alors qu'elle s'en révéla l'excitant."
Extrait de : "en avant, calme et fou" de Sylvain Tesson.






Itinéraire suivi :



Dernière journée en corse pour ce 23/09. Hier soir, il y avait plus de monde à l’hôtel et au restaurant. La discussion avec mes hôtes a toujours été aussi fournie. Nous avons parlé mafia et régime corse. Pour cette dernière journée, il me reste un élément indispensable à voir: les calanches de Piana. Cela va m’obliger à refaire une route après Piana, mais je ne peux manquer cela. Je pars, d’abord, en direction de Cargèse. Je dois rejoindre la D81 qui va longer la mer. 







Cargèse ne me laisse pas de grands souvenirs. Par contre, la route est belle. Il y a du monde. L’odeur de la mer est couverte par l’odeur du graphite des plaquettes de freins de tous ces véhicules. Elles sont soumises à rude épreuve dans les descentes vertigineuses. Arrive Piana. Et, là, il faut bien le dire, c’est grandiose. La route longe les calanches et serpente tant bien que mal là-dedans. A cela s’ajoutent les gens qui se garent un peu n’importe comment, qui déambulent pour prendre des photos. D'ailleurs, je les rejoins très vite.

































A la sortie, j’ai un visuel sur le port d’Ota tout en bas. La route dure un peu pour descendre et je passe devant le camping où j’ai séjourné quand j’étais à Porto. Durant les 2 heures qui suivent je suis donc sur la route déjà faite jusqu’aux environs de Galeria. Je la refais avec grand plaisir dans l’autre sens. Puis, je bifurque sur la D81B qui va longer la mer jusqu’à Calvi. La route est, pour cette fois, complètement défoncée. Les bras, les épaules, les cervicales souffrent. Pour autant, les paysages sublimes font oublier ces désagréments. Arrivé près du ravin de Porta’gro, l’environnement semble hostile. La roche est omniprésente. Tout est complètement vide de végétations. Puis, la pointe de Punta Rossa et la Revelata s’affichent dans leurs meilleurs atours. 



















Juste après le golfe de la Revelatta, j’arrive à Calvi et prends la direction de l’Ile Rousse, mon étape de ce soir. 

24/09 : jour de départ de Corse. Le vent a soufflé fort cette nuit. Je profite de ma terrasse de bon matin. La plupart des hôtels de l’Ile Rousse sont en retrait du centre. Du coup, je profite d’un calme olympien. Le bruit du vent, le chant des oiseaux m’ont doucement réveillé. Le soleil pointe son nez. 




Je dois tuer le temps jusqu’à 14h pour l’embarquement. Je vais déjà profiter de ma chambre, de sa terrasse et de la piscine jusqu’à 11h. Ensuite promenade dans la ville et déjeuner. 












A 13h30 je pars tranquillement vers le port. Ma loco arrive 15 minutes plus tard. 






L’arrivée se profile au couchant sur le continent. 





Je serai chez moi le 26 septembre selon le trajet décrit plus haut. 26 jours de voyage. Environ 4200 km parcourus. De bien belles choses vues. De belles rencontres réalisées. Merci à Tony, Graziella, Marco, Antonella, Gabriella, Yvan, Igor, Ange, Chloé, Pascal et toutes celles et ceux dont je ne connais pas le prénom et qui ont échangés avec moi de beaux moments. 

Au final, ma couverture corse aura été la suivante :



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